Le Clos du Lecteur

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[Coup de coeur]: Monsieur Mozart se réveille de Eva Baronsky

mozart 2Le premier roman de Eva Baronsky, paru en Allemagne en 2009, immerge Mozart dans le XIXème siècle.

Le prélude du roman est la fin de vie de Mozart. Mais très vite, il se réveille…dans un autre monde. Il n’est plus chez lui, il a de curieux vêtements, il est entouré d’inconnus et d’objets étranges…Est-il au Paradis ??? Au Purgatoire condamné à terminer son Requiem ???

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On lui dit qu’il est à Vienne… Mais il est perdu : « Non ce n’était pas Vienne, ce n’était pas la Vienne qu’il connaissait, qui vivait en lui (…) il se sentait comme un acteur auquel on avait changé le décor au beau milieu de la pièce ». Seule sa foi en Dieu l’aide à ne pas céder à la panique « Le Seigneur l’avait appelé à lui, en ce vieil endroit nouveau et Il le guiderait, le soutiendrait ». Il a froid, il a faim et il a peur. Pour survivre, Il doit se familiariser avec ce monde du futur, son vocabulaire, ses étranges objets, et sa musique. Heureusement, un « violoniste de rue » polonais reconnait son génie musical et le prend sous son aile…
Si certaines scènes prêtent à rire, elles ne sont jamais triviales. La plupart sont très touchantes, on ressent la panique de Mozart plongé dans un étrange univers où il n’a plus de repères. Mais Amadée n’inspire jamais la pitié : il nous est présenté comme un homme peu soucieux des contingences matérielles, curieux de tout, épris de liberté, de musique …mais aussi de jolies femmes…. « Rien, hormis peut être l’ivresse de l’amour, n’égalait cet état où tout en lui et autour de lui se muait en sons, des sonorités qui le pénétraient et sortaient de lui comme d’une source »
Nous redécouvrons les objets de notre quotidien vus par les yeux de Mozart . « Wolfgang prit l’objet noir d’une main hésitante, le tint suspicieusement entre le pouce et l’index. L’instrument avait cinq fois trois touches marquées de chiffres, des signes anguleux y étaient notés dans un rectangle vert lumineux avec au-dessus l’inscription « Siemens »….. » ou encore « une énorme boîte oblongue avec des fenêtres et des portes par lesquelles il pouvait voir à l’intérieur . Des gens s’y trouvaient assis ou debout, indifférents, comme s’ils ne craignaient pas le moindre danger ».
On est captivé et on ne peut plus quitter le monde de Mozart. Le livre refermé, on ne regarde plus les objets du quotidien de la même façon…

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Cette entrée a été publiée le 16 avril 2015 par dans Nos coups de coeur, Uncategorized, et est taguée , , , .